Session du conseil départemental : au fil des délibérations

Vendredi 26 juin se tenait le séance de clôture de la session d’été du conseil départemental. Au fil des délibérations j’ai été amené à intervenir à 2 reprises :

– Un débat s’est engagé concernant le devenir du collège Henry IV qui accueille en centre ville de Poitiers près de 800 élèves. La majorité départementale semble ne pas être totalement certaine du devenir à accorder à cet établissement : le rénover ou construire un nouveau collège ex nihilo.

Qu’il s’agisse d’une rénovation ou d’une reconstruction, il conviendra de trouver des solutions d’accueil temporaires ou définitives pour les collégiens concernés. J’ai rappelé que le collège Jules Verne de Buxerolles dispose d’une capacité d’accueil aujourd’hui inutilisée comprise entre 100 et 150 places. Cet élément doit être intégré dans la réflexion du devenir du collège Henry IV. Il serait aberrant de construire à l’identique un collège de 800 places quand certaines places dans d’autres collèges pas si lointains sont inutilisées. Ce serait également l’occasion de rééquilibrer la mixité sociale au collège Jules Verne. Je resterai vigilant sur ce sujet dans les mois à venir.

– Le conseil départemental soutient l’investissement des collectivités territoriales qui construisent des crèches. Les délibérations de vendredi en témoignent. On ne peut que s’en féliciter. En revanche, il ne concède que peu d’aide pour faire fonctionner ces mêmes crèches. Chacun conviendra que 4000 euros l’année d’ouverture et ensuite plus rien, ça n’est pas à la hauteur de l’enjeu. La petite enfance est pourtant une compétence obligatoire du conseil départemental. J’ai donc demandé qu’une réflexion de fond soit engagée sur le soutien au fonctionnement des crèches, demande à laquelle il a été signifié une fin de non recevoir. C’est dommage car un tel soutien serait déterminant quand on sait par exemple que le coût net annuel d’une crèche est voisin de 150 000 euros. Le Président du conseil départemental ne souhaite pas s’engager dans cette voie sous prétexte du principe « décideur payeur ». Avec un raisonnement comme celui ci appliqué à grande échelle, on ne financerait plus rien….

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